Le rapport Stern, publié en 2006 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Stern) indique qu'il vaut mieux consacrer 1 % de PIB à préparer la transition de nos économies, plutôt que d'attendre une récession qui coûterait jusqu'à 20 % de l'économie mondiale. Ainsi la question est plutôt : quel sera le coût de l'inaction ?

La réalisation d'un important programme de rénovation de l'habitat existant relancerait les secteurs du bâtiment, créerait des emplois non dé-localisables et réduirait la précarité énergétique. Le coût de notre facture énergétique est de plus de 60 milliards d'euros par an, soit 90 % du déficit de notre balance commerciale. Le développement des énergies renouvelables permettra de réduire fortement cette facture.

Des diminutions d'activités dans certains secteurs (automobile, production d'énergies classiques, transport aérien, etc.) s'accompagneront de nouvelles activités (voir le développement des ENR en Allemagne, rénovation du bâtiment, tourisme de proximité, re-localisation de certaines productions).

Il faut aussi assurer une meilleure répartition des richesses et du travail, afin de limiter les conséquences sociales des modifications des activités économiques.

Une étude du CIRED (http://www.centre-cired.fr/spip.php?article781) indique que la réalisation du scénario negaWatt (scénario national de transition énergétique) permettrait une création nette de près de 700 000 emploi en France, d'ici à 2020.

Un chapitre de notre scénario illustre le fait que ces changements techniques constituent autant d'occasions d'envisager un autre type de société, plutôt basée sur la convivialité et les relations que sur la production et la compétition.

Les propositions concernant l'agriculture favoriseront une meilleure santé des consommateurs.

Oui, car il prend en compte des mesures précises (économies d'énergie, potentiel des énergies renouvelables) et fait des chiffrages correspondants.

Cependant, de nombreuses propositions et mesures reposent sur du bon sens et de meilleures organisations (isolation des logements, comportements économes, rapprochements des logements et activités, covoiturage, baisse des vitesses sur les routes, recyclage des produits, etc.)

Entre 1960 et 2000 la France s'est organisée pour :

  • - développer sa production industrielle et assurer des grands projets (nucléaire, TGV, etc.)
  • - construire des voitures, des routes, des grandes surfaces,
  • - généraliser l'étalement urbain et fermer des voies SNCF,
  • - diminuer le nombre de paysans, développer les industries agro-alimentaires et devenir un des pays qui utilise le plus de pesticides.

 

De 2013 à 2050, nous avons presque 40 ans pour prendre le « virage » :

  • - mettre en place des programmes d'économies d'énergie,
  • - développer les énergies renouvelables,
  • - favoriser la re-localisation et rapprocher les activités et les logements,
  • - développer une agriculture de qualité, respectueuse de l'environnement et de notre santé.

 

 

Il y a plusieurs niveaux d'acteurs et de responsabilités :

  • l'état (et l'Europe) au plus haut niveau, pour fixer des orientations à long terme et des cadres réglementaires,
  • les collectivités locales pour des plans d'actions opérationnels adaptés aux territoires (type PCET, plan climat énergie territoire),
  • les individus, qui sont de plus en plus conscients des changements de comportements nécessaires.

Commençons chez nous, fédérons nos expériences, étendons-les à l'Europe…

 

  • - nous sommes une association indépendante,
  • - nous avons bénéficié d'une subvention, qui nous a permis de travailler avec des bureaux d'études,
  • - nous avons participé aux travaux du SRCAE (schéma régional climat air énergie) à l'automne 2011) avec la préfecture de région et la DREAL,
  • - nous avons participé à plusieurs débats et ateliers organisés par la région,
  • - nous participons au débat en cours sur la transition énergétique et notre scénario est pris en compte dans les propositions officielles.

 

Notre association est indépendante de l'association négaWatt, mais nos travaux vont dans le même sens en faveur d'une transition énergétique. Nous sommes en relation avec des projets du même type dans d'autres régions (Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, Aquitaine, Centre, etc.) et en relation avec le Réseau Action Climat (RAC-F) qui fédère les associations qui interviennent sur ces thèmes de l'énergie et du climat.

 

Nous prenons en compte les propositions du scénario negaWatt au niveau national qui propose une sortie en 20 ans (accompagnée par des mesures d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables).

Nous n'avons pas chiffré cette sortie dans notre scénario, mais notre potentiel important de production d'électricité d'origine renouvelable (notamment grâce à l'éolien offshore) participera à la réalisation de cet objectif et notre région pourra exporter sa production électrique vers d'autres régions moins bien pourvues.

 

  • - Réduction de la vitesse sur les routes et extension des réseaux de transports en commun.
  • - Généralisation des plans de déplacement en entreprise (PDE).
  • - Mise en œuvre d’un plan de rénovation thermique des logements avec des exigences de performances.
  • - Création d’une taxe énergie / climat couvrant toutes les activités consommant de l'énergie et produisant des gaz à effet de serre.
  • - Etiquetage énergie/environnement à généraliser sur tous les types de biens et services (indication du contenu en CO2 et GES lors du cycle de vie des produits).
  • - Taxation forte du transport aérien.
  • - Aide à l'agriculture biologique et les circuits courts pour alimentation.
  • - Soutien aux alternatives énergétiques locales et aux projets citoyens (type Eoliennes en Pays de Vilaine).
  • - Renforcement de la  capacité de décisions des territoires sur leur avenir énergétique.
  • - Aide à la re-localisation des activités, notamment dans les villes intermédiaires.

 

  • Compte tenu de la forte consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport aérien, il s’agit de préparer une réduction forte du trafic.
  • Diminuer les infrastructures et non pas en construire d'autres…